1912, il y a 100 ans, l’Europe des Nations avançait vers la guerre mondiale, le Titanic coulait. Les avant-gardes étaient en ébullition, l’art moderne s’inventait, les sciences et techniques s’engageaient dans la puissance, l’urbanisme n’en finissait pas de découvrir l’explosion urbaine : ce début de siècle, tendu vers l’avenir, fier de son progrès et confiant de lui-même, se préparait à incarner dans une architecture nouvelle et au style inédit, la société machiniste qui se mettait alors en mouvement.
Cent ans plus tard, quel est l’enjeu architectural du nouveau siècle qui débute ?
Aujourd’hui, nous faisons jeu égal avec les ordres de grandeur avec la planète et sommes responsables de notre installation sur celle-ci : ses matériaux, ses édifices, la gestion des ressources naturelles locales et les défis d’ensemble tel que le réchauffement climatique sont de notre ressort : l’architecture représente une pratique emblématique d’un tel contexte historique, comme pensée et art de l’installation, liée à une nouvelle philosophie de l’aménagement.