Espace membre
Chercheur

Éric Daniel-Lacombe

Architecte DPLG / docteur / HDR / Professeur
Eric Daniel Lacombe est architecte DPLG, professeur TPCAU (HDR) à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-la-Villette, directeur de la Chaire « Nouvelles urbanités face aux risques naturels : des abris-ouverts ».

Présentation

Eric Daniel Lacombe est architecte DPLG, professeur TPCAU (HDR) à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-la-Villette, directeur de la Chaire « Nouvelles urbanités face aux risques naturels : des abris-ouverts ».

Bibliographie

Articles dans des revues avec comité de lecture non répertoriées :

« Les émergences paysagères et les demandes sociales, entre hallucinations et réalités », in Actes du séminaire Enseigner le paysage 2003, Paris, Ministère de la Culture, 2006.

« Les plis du projet », in Les enfants dans la ville, Paris, Ville école intégration diversité n°141, 2005.

« Bruxerolles : du projet de vie au projet architectural », in Urbanisme n°342 « Les chemins de la démocratie », Paris, mai-juin 2005.

« L’école comme initiation à l’architecture », in Urbanisme n°327 « A l’école de la ville », Paris, novembre-décembre 2002.

« Prédire l’avenir ou éviter de reproduire les erreurs du passé ? », in Espace social Espace bâti, la revue des centres sociaux, Ouvertures, 2002.

« Maisons de l’étudiant : des lieux de vie balbutiants » in Urbanisme n°317, Paris, 2001

Communications orales sans actes dans un congrès international ou national :

« Le défi de rendre les territoires plus résilients », 5e anniversaire du CEPRI (Centre Européen de Prévention du Risque d’Inondation), Maison de la Chimie, Paris, 7 décembre 2011.

« Gestion des risques d’inondation et urbanisme durable, quelles solutions ? », Les jeudis de l’architecture et de l’urbanisme, table ronde organisée par l’Agence d’Urbanisme d’Orléans, en partenariat avec l’Agglo Orléans Val de Loire et la Direction départementale des Territoires, 9 décembre 2011.

« Un Kolloque pour la Koloc’ », colloque Afev et Koloc’, Paris, 6 décembre 2011.

« Environnement et milieux urbains », Institut d’Urbanisme de Paris, 9-10 juin 2008.

Thèses de doctorat :

L’ouvert à l’œuvre. De l’Ouvert, de la Concertation et de la Confiance, dir. Thierry Paquot, 2006.

Autres productions :

Le paysagiste seul contre tous, Mémoire de DEA, 1996.

Travaux

De la maison, de l’ « être jeté » au dehors et du retour, l’homme habitant la terre participe au même drame originel : les « manières d’apparaître » et les « manières de disparaître » relèvent d’une existentialité, celle d’un devenir-humain et d’un devenir-monde. 

De la maison ronde creusée dans le sol, jusqu’au logement comme forme historiquement tardive de l’habitation, le mode d’existence fondamental de l’homme sur la terre est celui de demeurer sous un toit comme principe essentiel de l’habiter où il y a encore possibilité de se blottir dans une intimité propre. « N’habite avec intensité que celui qui a su se blottir » écrit Bachelard dans La poétique de lespace pour insister sur l’importance d’espace plié vers le dedans qui ne cesse de se déplier et se replier vers l’infini révélant le concept de l’enveloppant-enveloppé. 

C’est le schéma raciner (naître) – dé-raciner (partir) – dé-placer (risque, danger) – en-raciner (revenir) qui articule l’homme à la terre qu’il habite selon un certain rythme de déchirures intimes et douloureuses. Ce moment entre naissance/re-naissance est traversé par une « déhiscence » envers des limites-ouvertures qui s’articulent dans une fusion ontologique entre l’homme, l’habitation humaine et le milieu sur laquelle surgissent des lointains possibles et désirables. Dans cet arrachement à la maison, dans l’inquiétant dehors, à l’épreuve du fragile, l’homme habitant la terre ouvre dans la continuité de l’habiter à un prendre soin des vulnérabilités partagées dans sa ville inquiète : pardon difficile, promesse fragile et deuil impossible.